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Événement

L’un des plus beaux ateliers de Paris

Depuis une quinzaine d’années, l’Atelier 100 est considéré comme l’un des plus beaux ateliers de dessin, d’aquarelle et de carnet de voyage de Paris. Si vous êtes motivé (e), vous méritez les meilleurs cours de la capitale.

Les différents intervenants de l’Atelier 100.

Nicole Gawsewitch

Conseillère artistique de l’Atelier 100, peintre aquarelliste, Nicole Gawsewitch a participé à la création de l’Atelier 100 en septembre 1996. Elle anime les ateliers d’aquarelle de l’Atelier depuis son ouverture.

Alain Bade

Après des études de design industriel, Alain Bade enseigne le rough publicitaire puis devient, en 2005, le directeur pédagogique de l’École Professionnelle Supérieure d’Arts graphiques et d’Architecture de la Ville de Paris (EPSAA). Responsable création dans une agence d’architecture, il assure depuis une dizaine d’années les cours de dessin et de croquis de l’Atelier 100.

Avez-vous eu toujours eu cette passion pour le dessin ?

Cette question résume ma vie !, si vous voulez que je vous explique, vous allez être surpris !! Vous avez cinq minutes, allons y !

Un besoin… une évidence !

J’ai toujours eu le besoin de m’exprimer, le dessin est venu plus tard. Je naquis à Bruxelles en 1954, mais, mon enfance s’est surtout déroulée dans le sud de la France, mon père, architecte, avait acquis une ancienne exploitation agricole dans le midi ; le domaine de la Lieutenante à Puget sur Argens…nous étions en 1964, j’avais donc 10 ans. Nous étions, mon frère et moi seuls dans 600Ha de forêts et de magnifiques paysages étaient notre salle de jeux quotidienne. A cette époque, venir vivre en Provence alors que nous habitions dans un beau quartier résidentiel de Bruxelles, une maison ultra moderne, quel choc !

Nous avions l’impression de découvrir le paradis sur terre, un domaine, des forets à perte de vue, des oiseaux, un ciel toujours bleu, d’un bleu profond que seuls ceux qui ont vécu là bas connaissent, des villages, des couleurs, des senteurs, nous étions dans les buissons et la lande à longueur de journée, nous sentions l’odeur de Lavandes, sarriette, roses de mai, mimosas, thym, sauge, jasmins...fini la grisaille de la Belgique.

Mais au bout de quelques années, quelle solitude, personne en vue, personne à qui parler, personne, seul le vent, ou les cigales, on finit par se lasser, point d’âme qui vive à l’horizon, si ce n’est l’été quand tous les amis de mon père débarquaient…

Mon père qui était hyperactif, fourmillait de projets et donc ne supportait pas que ses enfants puissent ne rien faire de la journée, et tous les matins, briefing au petit déjeuner, la phrase rituelle tombait ; quel est votre programme aujourd’hui… ! Évidemment des gamins de 10 ans, ça se réveille le matin et on regarde la couleur du ciel, mais pourquoi avoir toujours un but ?, Nous, nous voulions partir dans la campagne jouer et nous prélasser au soleil, mais ce n’était certainement pas la réponse attendue, Nous nous retrouvions avec une binette au bord des routes du domaine à nettoyer les caniveaux…, il y a de quoi vous rendre créatif. !!

Je sentais déjà à cette époque que cette période ne serait qu’un épisode, ma vie était ailleurs, mais où ?, voilà la question à la quelle je peux répondre aujourd’hui.

Mais revenons à celui qui est à l’origine de tout : Mon père, Quand il se décidait à venir nous voir, entre ses affaires et ses voyages, il nous emmenait souvent au restaurant, toujours entouré d’une pléiade de jeunes femmes, maitresses ou amies, toujours entouré de ses amis et connaissances, mon père était disons …très charismatique, il ne supportait pas de rester seul. Il fascinait les gens car il savait dessiner et souvent faisait la caricature d’un tel ou expliquait un projet à un client en lui faisant une esquisse sur la nappe du restaurant…il était le centre du monde, cet instant magique m’est resté comme un héritage.

Dessiner, et pourquoi pas … Donc, pour éviter les journées torrides au bord des routes à désherber, j’ai systématiquement proposé à mon père de faire des dessins !!

Et soudain, 1967, mon père meurt, j’ai à peine 14 ans, mon frère 12.

Il n’a pas eu le temps de m’apprendre grand chose, mais cette rencontre a gravé mon caractère, jamais je ne resterai inoccupé, et le dessin pris à cette époque une dimension évidente, il faut dessiner car il pourrait revenir et me demander de lui montrer ce que j’ai fait pendant tout ce temps….

1974 j’ai 19 ans, le bac dans la poche, après trois années passées dans un pensionnat à Lorgues perdu au milieu des moutons. Surtout ne pas devenir fou ; je n’aime pas le foot, je ne joue pas aux cartes, je suis donc déclaré associable, donc je travaille, il n’y a pas d’autre alternative, je deviens « brillant », et on me propose de faire une grande école d’ingénieurs ; les arts et métiers

1975 Nice la prépa et maths sup Comment devenir dingue sans le faire exprès !! je me sens étranger au milieu de ces petits génies des maths, sans sensibilité, le dessin, çà sert à quoi ? Bref l’horreur. Vite fuyons ce monde En cours d’année, je prends une décision, être designer, j’arrête tout et flâne au bord de la méditerranée en attendant la prochaine rentrée.

Une vocation ; être créatif A cette époque, nous sommes dans les années 70, le design n’existe pas en France, il faut partir pour trouver des écoles à Londres, je choisis la Belgique, ce sera Liège, Saint Luc, institut d’architecture et de Design. Ah , quelle belle période de la vie les études, on ne fout rien, on se marre, on découvre le monde ; j’ai malgré tout fait une découverte fondamentale, car une école, c’est d’abord des rencontres, j’ai eu un cours de sculpture avec Monsieur Thémans, un sculpteur belge qui m’a fait comprendre ce qu’est la forme ; si vous n’avez pas compris le mouvement comme étant un geste , vous ne pourrez pas dessiner, vous resterez en marge du dessin, Cette vision globale, cette recherche du caractère avant de rentre dans le détail est fondamentale m’accompagne encore aujourd’hui notamment pour le modèle vivant ; comprenez la pose c’est d’abord un geste, et ensuite un dessin viendra naturellement

4 années plus tard, me voici Designer.

Après avoir erré quelque temps, Paris. Révélation, voici enfin la ville, ma ville. Paris m’apparait comme une évidence, comment n’ai-je pas su plus tôt… je découvre les beautés de cette capitale, je ne me lasse jamais, la tête dans le ciel, paris est un trésor, un formidable terrain de créativité, fascinante émulation ; travailler, chercher du travail, ne connaissant personne, aucune relation, bref forcer le destin, allons y au flan, y a que ça à faire, Le hasard existe, mais la chance force le hasard. Je rencontre un designer Jean Pierre Vitrac. Il n’a pas de travail pour moi mais ma personnalité lui plait, il me contactera si jamais… et le jamais se produit,

Je suis pris en contrat chez Dior, ne me demandez pas comment j’ai à l’époque pu décrocher cette place, tout ce que je puis vous dire c’est que j’atterris directement dans l’ancien bureau de René Gruau !! Et comble de tout, je ne sais même pas qui il est à cette époque. Je découvre les dessins préparatoires du parfum Diorella ou eau sauvage faits à l’encre, superbes, je ne saurai que plus tard les trésors qui étaient là à ma disposition !! J’ai pour mission de concevoir des présentoirs pour collants, il fallait que je sache dessiner des jambes de femmes, c’était terrible, je n’avais jamais fait cela, je n’ai pas dormi pendant de nombreuses nuits, mais au final, j’y suis arrivé, je dessinais enfin parfaitement des jambes bien galbées, et je pouvais présenter les maquettes à Marc Bohan (directeur artistique de la maison Dior à cette période).

Cette période fut de courte durée, ma mission se terminait et je fus appelé par un Designer industriel, métier très rare à l’époque, car il faut savoir que le design est aujourd’hui très à la mode, tout est design, le graphisme, l’architecte, le déco, tout le monde se dit designer, mais tout cela est faux, la définition du designer telle qu’elle est comprise par les anglo saxon s’apparente plutôt à une démarche intellectuelle : dessein, but. J’ai été formé à l’école de la fonction du ; ce qui fonctionne bien est nécessairement beau. Et comme le dit le père du Design ; Raymond Lewy, la laideur se vend mal.

Etre designer…

Je suis donc engagé dans un gros cabinet de Design qui travaille essentiellement pour des commanditaires japonais Fujitsu, Toshiba, Minolta, etc.

Je sors de chez Dior avec une tête grosse comme une pastèque, je suis le roi du monde, vous pensez ; avoir travaillé dans une boite mondialement connue…mais je vais vite déchanter. A l’agence, je vois très rapidement que mon dessin est trop « artistique », je me fais régulièrement engeuler car je ne suis pas assez technique, mon dessin n’est pas assez industriel. Je vais donc réapprendre encore une fois à dessiner, cette fois ci avec des feutres spéciaux, à séchage rapide (feutre Letraset ou Mécanorma), en contact avec deux designer excellents, je vais donc dessiner des téléphones, des machines, des outils.

3 ans plus tard, je n’en peux plus de ces dessins très techniques, je ne me retrouve pas dans ce domaine, le hasard va encore frapper à la porte ; le monde de l’édition,

L’expérience de la pub

Une annonce, un poste à pourvoir dans un grand groupe de production graphique… Me voici pris comme technico commercial pour assurer la production graphique d’une petite agence de publicité. Oublié le dessin, bonjour le calibrage de texte, les nuits de cauchemar, le stress des délais incroyables, j’apprends l’efficacité, question de survie ! Expérience très formatrice, l’agence intègre le groupe Publicis, me voici propulsé en haut des champs Elysées, travaillant pour Marcel B. En contact direct avec les directeurs artistiques, rencontre avec un vieux DA sur le départ, qui dessine toutes ses mises en page au crayon avec une précision diabolique ; impressionnante leçon de professionnalisme ! Je redécouvre le dessin, petit à petit, missions de création ; je redessine maquettes rough publicitaire…je me rends compte que le dessin est toujours présent surtout qu’à cette époque on commence à parler d’informatique… bof ! Reste à voir… et bien on a bien vu !!

Résistance

Je suis de cette génération qui a connu la transformation des arts graphiques avec la venue de l’informatique ; tout cela nous parait normal aujourd’hui, mais il s’agissait d’une véritable révolution. Nous étions, nous les directeurs artistiques, soudain dépossédés de notre pouvoir de création par des techniciens de la souris, qui devenaient incontournables. J’ai voulu résister étant persuadé que le talent n’a pas besoin de ces machines…foutu à la porte, remplacé par une technicienne sur Mac… et oui, le gros bouillon. Deus ans de néant, heureusement qu’à cette époque, j’avais encore fait une rencontre… au bistrot, mais une rencontre qui allait beaucoup éclairer mon destin.

L’enseignement

Une rencontre à Paris, cela se fait souvent dans un bistrot ! Ma compagne de l’époque voulait absolument que fasse la connaissance de son prof de dessin. Elle suivait un cours de dessin d’art dans une école de la Ville de Paris, rue Froment. La chose se produisit et nous nous rencontrâmes autour d’un ballon de côte du Rhône. Que fais tu ?, oh, moi, je suis DA, bla bla bla…il réfléchit et me demande si cela m’intéresserait de donner un cours dans son école ; quoi, moi, mais je n’ai jamais le temps… et pourtant le chant de la sirène fut plus fort, je commençais à donner des cours dans une école qui s’appellera plus tard l’EPSAA… Et où je suis maintenant directeur pédagogique des sections arts visuels !

L’architecture

Chassez le naturel, il revient… L’obsession de l’architecture me hante, Laurence me propose de rejoindre son équipe et ainsi commence mon épopée à travers l’architecture. Je redécouvre le dessin, ce qui me remet en piste, retrouve la confiance, les projets sont appréciés, les clients adorent que l’on fasse un croquis sur la nappe en papier … tiens ça me rappelle quelque chose, d’ailleurs.

On reproduit toujours le modèle ! Et c’est vrai.

Année 2000 Tous les chemins mènent au dessin

Concours d’architecture pour la ville de Gennevilliers. Collaboration avec un architecte complètement dingue (pléonasme), complètement angoissé, ne sait pas tenir un crayon, me demande de faire tous les dessins du projet… Un soir, agence, je suis calme, un coup de fil… un monsieur dit avoir entendu parler de moi car j’ai fait récemment un concours…ah oui ! je ne suis pas prêt de l’oublier celui là, mais quel est le rapport entre ce concours et cet appel ?

Sa femme qui enseigne l’aquarelle dans un atelier dans le 16ème, cherche désespéramment un spécialiste de la perspective…non, pas le temps de jouer au prof, déjà surbooké… Me voici devant le 100 avenue Kléber, que fais je ici ?, vraiment, je suis débordé de travail, j’ai déjà deux activités, qui me prennent tout mon temps, bref, je vais être poli, rencontrer cette personne, et puis bye bye, revenons à nos moutons… 10 ans plus tard, atelier 100 j’en suis à donner 3 cours par semaine, des stages pour tous les niveaux, un vrai cours. !!

Que conclure ? Vous voyez j’ai toujours dessiné depuis mon enfance, Pour des raisons très diverses, inattendues souvent, par nécessité.

Le dessin n’est pas un don, il faut se l’approprier, travailler, beaucoup observer, expérimenter, le dessin se mérite.

Faut-il savoir dessiner pour être créatif ?

L’acquisition d’une écriture personnelle demande des prédispositions liées à votre personnalité, sensibilité, caractère, parcours personnel. Le dessin ne rend pas créatif, il ne faut pas tout confondre, le dessin exprime par l’image, l’idée, le concept, le visuel, mais attention, il faut bien distinguer le dessin comme outil de travail dans les métiers des arts appliqués, le dessin d’art qui est sensiblement différent. Tout est question d’objectif, de finalité.

Rappelez vous quand je vous ai raconté mes expériences professionnelles, le mal que j’ai eu à me positionner comme designer car mon dessin était trop artistique, trop connoté de sentiments, donc hors sujet. Par contre, à l’atelier, on va privilégier le dessin comme expression d’un ressenti, d’une interprétation personnelle d’une réalité.

Comment se déroule un cours de dessin à l’Atelier 100 ?

Les cours se déroulent sur 3 heures. En général, je propose une thématique générale et chacun trouve un angle d’attaque selon son inspiration, selon son niveau. Le sujet proposé doit évidemment s’adapter d’un commun accord au niveau de chacun.

Chaque cours est précédé d’un point de théorie qui sera développé sur le sujet du jour. L’objectif étant d’apprendre un maximum par l’apprentissage personnel. Chaque fin de séance, correction et critique collective du travail ; ce moment de l’atelier est indispensable, il demande à chacun de faire confiance, d’accepter la critique, le regard des autres. Le travail du groupe est aussi, sinon plus important que le travail individuel ; c’est ce qui fait l’essence de l’atelier, chacun peut voir comment les autres ont réalisé le travail, les difficultés rencontrées,…les échecs sont nécessaires à la progression, l’admettre est déjà un grand pas franchi.

1-Partir du réel… pour nourrir la créativité

Objectif : s’adapter à chacun, débutant ou confirmé, développer ou enrichir une pratique basée sur une méthode d’approche s’inspirant du réel pour découvrir l’expression par les outils classiques du dessin crayons mines de plomb, encres, fusains, feutres, etc. Et ensuite l’aquarelle ou gouaches et l’acrylique

Le cours de dessin à l’atelier 100 se nourrit de la réalité généreuse qu’offre la nature. La nature doit se regarder avec attention, qu’il s’agisse de ce qu’elle nous offre, végétaux, fruits, plantes, ou des objets manufacturé par l’homme, tout est structure ; la structure est à l’origine de tout dessin, elle précède toute la recherche de l’expression du volume, de la matière de la texture. Ensuite, chacun va faire son parcours personnel, qui dépend de la culture, de l’instinct, de l’esprit de curiosité que chacun développe.

Puis-je apprendre le dessin à l’Atelier 100 même si je n’en ai jamais fait ?

En fait, Vous vous croyez nul… ! En général, vous croyez que pour dessiner il faut avoir un don, « être tombé dedans », être né avec un crayon à la main, être un élu ! Donc vous ne vous autorisez pas le plaisir du dessin. Vous n’osez pas faire le pas, et dans la plupart des cas, le premier pas est celui qui coûte le plus. Si l’atelier existe c’est justement pour cela, pour faire ce premier pas, dépasser ses complexes, accepter la remise en cause.

Pour toutes ces raisons qui sont donc plus liées à des appréhensions, à des interdits que nous nous fixons, que l’atelier existe justement.

Un cadre qui stimule, qui donne des idées, qui rassure… Chacun d’entre nous a aujourd’hui de nombreuses activités. Nous sommes continuellement stimulés, continuellement débordés. L’atelier, c’est se faire oublier au fond de cette petite cour, c’est tout à coup se déconnecter des réalités, se consacrer essentiellement à un objectif.

Les formules proposées à l’atelier 100 permettent à chacun d’évoluer à son rythme. Suivre un atelier, c’est se donner les moyens de se concentrer, d’expérimenter, de prendre le temps. Ici, au fond de cette cour, au fond de cette impasse vous aurez progressivement oublié le rythme de la ville, et lorsque vous franchirez la porte, vous serez prêts à vous donner entièrement à cette passion du dessin. Nicole G. a créé un espace en dehors du temps, en dehors des dimensions parisiennes, comme nous disons souvent… un havre de paix, sous la verrière ou dans la cuisine, vous aurez le sentiment d’être transporté, transposé.

Pourquoi les différences de niveaux en dessin sont-elles profitables à tout le monde ?

Les différences de niveau existent en dessin, comme elles existent dans la vie en général. Elles permettent à tous, débutant ou confirmé de profiter les uns des autres, En effet, ce qui est profitable, c’est nos différences - tout simplement ; nos différences culturelles, nos différences de parcours, de métiers, d’approches, de sensibilités. Il ya dans nos ateliers vraiment des personnalités créatives très différentes, certains plus portés sur la couleur, d’autre sur la construction… ou encore sur des techniques particulières comme l’aquarelle, le pastel gras, l’acrylique. Nous cherchons à révéler des personnalités, des identités, donc des différences ! Chacun a sa sensibilité ; Certains ont une démarche plutôt logique, systémique, analytique… D’autre font plus confiance à leur instinct et produisent sans vraiment savoir comment ils arrivent à un résultat. Donc, un groupe de travail de dessin, c’est un ensemble de personnalité ayant des caractères complémentaires, reportez vous aux sept principes de la méthode de Léonard De Vinci… ! il y a de quoi faire !

Les cours de dessin sont-ils suffisamment de haut niveau pour préparer certains concours d’écoles d’arts ?

Préparer une école supérieure ne demande pas seulement des compétences au niveau du dessin, vous devez avoir une écriture personnelle, manier de nombreuses techniques d’expression, présenter un projet personnel, un projet professionnel. L’atelier n’a pas vocation à former, ni préparer des dossiers d’écoles supérieures d’art.

La formation par le dessin reste la meilleure façon d’expérimenter le regard. Etudes documentaires, modèle vivant, croquis, dessins de composition, interprétation par différentes techniques d’expression, les cours de l’atelier 100 ne sont pas différents de ceux des écoles d’art.

Et même si nous recevons de plus en plus de jeunes gens qui rêvent certainement de faire des écoles d’art, ceux-ci viennent d’abord pour le plaisir d’apprendre à dessiner. Ils reçoivent à l’atelier une formation qui sera complémentaire de leur formation future aux écoles d’art.

L’atelier est un lieu destiné aux amateurs, ou en formation continue. La question ne se pose donc pas dans ce sens. Préparer des concours, ce n’est pas seulement une question de niveau de cours, c’est surtout une question d’objectif. Je suis moi-même responsable pédagogique d’une école d’art de la Ville de Paris (EPSAA), qui prépare des étudiants aux grands concours des écoles d’art, les Beaux arts de Paris (ENSBA), les arts Décoratifs de Paris (ENSAD), les Gobelins, et d’autres grandes écoles d’art appliqué nationales et régionales. Je crois donc être en mesure de faire une comparaison, une évaluation, si cela a du sens.

En fait, comparons ce qui est comparable. J’ai le plaisir de participer à l’évolution de l’atelier 100 depuis plus de 10 ans, j’ai donc pu apprécier l’évolution impressionnante du niveau de dessin.

Tout s’explique :

Le niveau dépend souvent de la demande, et de la qualité des auditeurs. Les membres de l’atelier 100 sont en grande majorité aujourd’hui en activité professionnelle, ayant souvent des postes à haute responsabilité. Ils ont l’habitude des challenges, du potentiel, la pratique des risques, adaptés à la remise en cause, ils sont donc très moteurs dans nos ateliers, nous l’avons ressenti, Ils ont fait évoluer les cours de dessin.

Aujourd’hui, je peux vraiment vous dire que le niveau est très bon, je trouve dans cet atelier un sérieux, un respect, une attente, des demandes digne des formations professionnelles supérieures que je dirige ailleurs.

Amandine Gros

Après une formation artistique à Paris (l’Atelier de Sèvres, l’École Professionnelle Supérieure d’Arts graphiques et d’Architecture de la Ville de Paris), c’est aujourd’hui en tant qu’indépendante qu’Amandine Gros exerce son savoir-faire de graphiste et d’illustratrice. Réalisant les illustrations et le graphisme de différents projets, elle travaille en équipe avec d’autres professionnels (architectes, stylistes) et apporte ses connaissances et sa pédagogie aux particuliers au sein de l’Atelier 100.

À noter ou télécharger

Les inscriptions aux cours et aux formations de l’Atelier 100 sont ouvertes à tous et à tout moment de l’année en fonction des places disponibles.

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Marie Claire idées

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Métro : TROCADÉRO (6, 9) ou BOISSIÈRE (6)
Bus : 22, 30, 32, 63, 82
Parking payant : 65, avenue Kléber